Comme beaucoup de jeunes adultes, je suis « montée » à la capitale dans le cadre de mes études. Puis, j’ai décollé pour l’étranger, où j’ai vécu quatre belles années, avant de revenir à la case départ, chez mes parents, dans ma campagne natale. J’ai été rappelée en Franche-Comté, obligée de vivre une réinitialisation dont je me serais bien passée, comme lorsqu’on tire une mauvaise carte « chance » au Monopoly.
Une fois revenue, il me reste deux options : exploiter ce que me propose mon environnement ou me laisser crouler sous l’ennui. Blamont et le Pays de Montbéliard souffrent de la comparaison avec Paris et Montréal, des villes de grande taille, a priori très actives culturellement. La capitale française est plus diversifiée en musées que Montréal, mais la ville québécoise se rattrape en concerts gratuits et diversité.

Les premières semaines, je me suis faite à l’idée de me contenter des marches et des activités sportives locales. Mais au fil du temps, j’ai commencé à questionner mes présupposés quant à la culture en milieu rural ou régional. Une occasion par-ci, une occasion par-là : la diffusion d’un film historique, un concert dans une salle de musique, un autre dans l’église de mon village, un club de go, une visite de fort… Je finis par crouler sous les possibilités.
Mais alors, pourquoi je pensais que ma vie culturelle allait mourir à la campagne ? Je distingue désormais deux types d’événements culturels :
Selon les sources que je consulte sur le sujet et d’après ma propre expérience, les événements culturels en milieu rural sont de plus petite taille et souvent portés de manière associative. Il faut se connecter au maillage local pour vraiment s’épanouir, un effort qui peut paraître compliqué, mais qui est largement facilité par les réseaux sociaux et Internet.
Dans les grandes villes, la culture est surtout développée et diffusée par de grandes institutions, comme les musées ou les salles de spectacle. Les événements y sont plus standardisés, plus lissés et bénéficient d’une communication efficace.
Cela étant dit, les initiatives locales, une fois accessibles, présentent des qualités indéniables. Elles sont plus incarnées, facilitent la connexion avec des passionnés, des témoins, des artistes… Elles sont souvent gratuites, car issues d’organisations associatives. Enfin, elles permettent de mieux se connecter à son environnement, en proposant souvent une lecture historique du territoire.
Il est tout de même indéniable que les possibilités culturelles des grandes villes sont tout aussi enrichissantes. Elles sont plus souvent centrées sur l’histoire nationale, voire internationale. Elles donnent accès à des œuvres majeures, à des artistes reconnus et à une programmation dense. Paris et Montréal ont nourri ma culture générale ainsi que ma compréhension du monde contemporain et moderne.

Je retiendrai de cette courte expérience qu’il est important de creuser et de ne pas se complaire dans une forme de « paresse rurale ». Plus on encourage les initiatives locales, plus elles se multiplient. Si vous êtes, vous aussi, en situation de « réinitialisation », prenez le temps de chercher ce qui se fait autour de vous : je suis sûre que vous trouverez de quoi vous « nourrir » culturellement.
En prime, un lien utile pour trouver quoi faire dans le Pays de Montbéliard :
https://www.agglo-montbeliard.fr/sortir/bouger/patrimoine-tourisme/pays-dart-et-dhistoire

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